Carrières bloquées, la face cachée de la territoriale

Coups de frein sur les carrières des territoriaux : la promotion interne se réduit, les concours sont plus ardus, tandis que les agents qui montent en responsabilité restent coincés dans la catégorie inférieure. Sans compter ceux qui se voient déclassés ou qui n’ont pas la possibilité de progresser.

Deux voies emblématiques des carrières des fonctionnaires territoriaux seraient-elles en train de s’amenuiser dangereusement ? D’abord, la promotion interne. La baisse des recrutements dans les collectivités, depuis quelques années, a pour corollaire une diminution égale des possibilités d’ascension des agents territoriaux dans l’échelle des catégories A, B et C. « La réglementation impose un quota : une promotion interne pour trois embauches externes dans chaque filière », explique Christophe Odermatt, secrétaire du syndicat FO du département du Haut-Rhin. Quant à la deuxième voie, les concours, elle se restreint à vue d’œil en raison du faible nombre de postes ouverts comparé à celui des candidats.

D’abord la responsabilité, ensuite la promotion

Dans ce contexte se développent des progressions informelles qui se heurtent, à leur tour, à ce goulet d’étranglement. Des agents de la catégorie C occupent un poste de la catégorie B, de même que des « B » exercent des fonctions de « A ». Avec une prime destinée à compenser ce décalage et l’espoir que ce changement soit reconnu sur le plan statutaire. « Autrefois, l’agent obtenait une promotion et accédait à un autre poste. Désormais, s’il en change, c’est pour monter en responsabilité, puis il attend une promotion. C’est devenu la norme », observe Claire Le Calonnec, secrétaire générale de la fédération CFDT-Interco.

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il prend de l’ampleur. Ils sont environ 300 « faisant fonction » à la métropole européenne de Lille (2 900 agents, 1,33 million d’hab.), selon son directeur général des services (DGS), Bruno Cassette, qui assure « hériter d’une situation historique ». On en compte 315 au conseil régional de Normandie (4 515 agents), d’après sa directrice générale adjointe (DGA) « ressources et performance-vie », Christine Echelard. Dans le Haut-Rhin, « ils ont été entre 90 et 110 selon les années, de 2012 à 2015 », précise Christophe Odermatt.

La suite de l’article :

http://www.lagazettedescommunes.com/562554/carrieres-bloquees-la-face-cachee-de-la-territoriale/

 

Focus

Au conseil départemental du Haut-Rhin, 110 agents sont en décalage grade-fonction

 

Focus

Des conditions d’emplois précaires pour les animateurs

 

Focus

Des déclassifications contestées à la métropole européenne de Lille

 

http://www.lagazettedescommunes.com/562554/carrieres-bloquees-la-face-cachee-de-la-territoriale/?abo=1

Les commentaires sont fermés.