L’entretien professionnel, nouveau défi des collectivités

Au fil des réformes, l’entretien professionnel prend de l’importance. Des employeurs tentent d’en faire un outil basé sur une évaluation objective, centrée sur la fiche de poste de l’agent et la stratégie collective de l’institution, tout en accompagnant les évaluateurs.

« Les critères d’évaluation ne sont pas détaillés au regard de la fiche de poste. Par conséquent, c’est très subjectif », déplore Christophe Odermatt, secrétaire régional du syndicat FO du conseil départemental du Haut-Rhin (2 400 agents). Dès 2009, cette collectivité a remplacé la notation par l’entretien professionnel. Elle a connu les embûches que découvrent la plupart des employeurs publics territoriaux depuis que le décret du 16 décembre 2014 a généralisé cette « appréciation de la valeur professionnelle ». Sauf que l’enjeu est désormais plus important: la rémunération des agents est appelée à varier en fonction de cette appréciation, en particulier le complément indemnitaire annuel (CIA), mais aussi l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE), à cause du nouveau régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (Rifseep) en cours de mise en place dans les collectivités.

« Le CIA découle de l’évaluation », précise Valérie Ledru, responsable de la cellule « évaluation professionnelle » de la ville et de la métropole de Toulouse (37 communes, 13 000 agents, 747 000 habitants). Elle pèse également sur les avancements de grade examinés par les commissions administratives paritaires. Une tendance qui, selon la logique portée par le Rifseep, pourrait s’accentuer. D’où l’intérêt porté à la qualité de l’entretien …

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